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Payroll

Un logiciel de paie gratuit, ce que le mot recouvre.

Un logiciel de paie gratuit prend l’une de quatre formes, un tableur, un dispositif de l’Urssaf, une offre limitée ou un essai. Aucune ne fait tout, et chacune se paie ailleurs. Chacune cesse de suffire à un moment précis.

4 min de lecture

Cherchez un logiciel de paie gratuit, et vous trouverez quatre choses sous le même mot. Aucune n’est une arnaque. Aucune ne fait tout.

Voici les quatre formes, ce que chacune ne fait pas, ce qu’un bulletin gratuit coûte le jour où il est faux, et ce que doit coûter la suite. Pour un premier salarié, lisez aussi les trois façons de tenir la paie d’une TPE.

Quatre formes de gratuit, quatre limites

Le tableur

Comment ça marche

Vous téléchargez un modèle de bulletin sous Excel, dont les formules calculent les cotisations.

Ce qu’il ne fait pas

Ses taux datent du jour où il a été fait. Le plafond de la sécurité sociale, le SMIC et la réduction générale des cotisations changent en cours d’année, sans que le fichier vous prévienne. Il ne produit aucune déclaration.

Le dispositif de l’Urssaf

Comment ça marche

Le Tese sert les entreprises qui y ont droit, le chèque emploi associatif sert les associations. L’Urssaf calcule, établit le bulletin et déclare.

Ce qu’il ne fait pas

Toutes les situations n’y entrent pas, et l’éligibilité se vérifie sur urssaf.fr. Il ne tient pas de calendrier d’absences et ne prépare pas les virements.

L’offre gratuite limitée

Comment ça marche

Le logiciel est gratuit jusqu’à un certain nombre de bulletins ou de salariés, puis il devient payant.

Ce qu’il ne fait pas

La facture commence au salarié qui dépasse le seuil. Vérifiez ce qu’il coûte, et ce que vous pourrez exporter le jour où vous partirez.

L’essai gratuit

Comment ça marche

Vous testez le logiciel sur vos propres données pendant une période sans facture, parfois sans carte bancaire.

Ce qu’il ne fait pas

Il ne dure qu’un temps. Rejouez-y un mois déjà payé et comparez les deux bulletins ligne à ligne. Une démonstration montre un cas préparé, votre mois montre le vôtre.

Ce qu’un bulletin gratuit coûte quand il est faux

Un taux périmé se rattrape par un rappel de cotisations, avec des majorations de retard. Un salaire inférieur au minimum de votre convention se réclame sur trois ans, cotisations comprises. Une déclaration fausse se corrige le mois suivant, et l’erreur revient chaque mois tant que la fiche du salarié n’est pas corrigée. Aucune de ces sommes n’apparaît sur le prix du logiciel.

Avant d’ouvrir un tableur, commencez par retrouver votre convention collective et son IDCC. Puis apprenez à lire un bulletin de paie rubrique par rubrique. C’est ainsi que vous repérerez ces erreurs, quel que soit l’outil.

Choisissez un outil gratuit dont vous savez d’avance ce qu’il ne fait pas.

Calculez la suite comme n’importe quelle offre, avec le coût par salarié et par mois, sur votre effectif réel, part fixe et options comprises. Avec un prix à l’usage réel, sans part fixe, une entreprise de deux salariés paie pour deux.

Payroll est un logiciel de paie qui s’essaie gratuitement jusqu’à la fin du mois prochain, sur vos vraies données et sans carte bancaire. Ensuite, chaque siège coûte dix euros hors taxes par mois, sans part fixe et sans engagement, règles à jour et DSN comprises.

Les questions qui reviennent

Existe-t-il un logiciel de paie entièrement gratuit ?
Aucun ne tient toute une année et toutes les situations. Le Tese de l’Urssaf est gratuit pour les entreprises qui y ont droit, mais il s’en tient au calcul, au bulletin et à la déclaration. Les logiciels dits gratuits sont des essais ou des offres limitées. Seul le tableur est gratuit sans limite, et ses taux vieillissent sans vous prévenir.
Peut-on faire une fiche de paie sur Excel ?
Vous pouvez faire un document qui lui ressemble. Excel ne suivra pas les taux qui changent, n’appliquera pas votre convention collective et ne produira pas la DSN que l’employeur dépose chaque mois. Chaque bulletin fait sous Excel se vérifie ensuite ligne à ligne.
Le Tese est-il vraiment gratuit ?
Oui, le service est gratuit. Les cotisations restent dues, comme avec n’importe quel outil. Vous ne payez ni le calcul, ni le bulletin, ni la déclaration.
Que vérifier pendant un essai gratuit ?
Vérifiez d’abord que la convention collective retrouvée est la bonne. Rejouez ensuite un mois déjà payé. Le bulletin doit ressortir au centime, ou chaque écart doit s’expliquer. Assurez-vous que la DSN sort du logiciel déjà contrôlée. Demandez enfin ce que vous pourrez exporter si vous n’allez pas plus loin.

La paie, sans cabinet et sans tableur.

Vous validez le mois. Le bulletin sort, la DSN part, chaque salarié retrouve le sien. 10 € HT par siège et par mois, essai gratuit sans carte bancaire.