Un logiciel de paie pour PME, ce qui change après dix salariés.
Passé dix salariés, la paie change de nature. Des seuils qui modifient les cotisations, un CSE, des absences qui se déclarent, un expert-comptable qui contrôle. Ce qu’un logiciel de paie doit tenir pour une PME, et ce qu’il doit coûter.
6 min de lectureÉcrit par l’équipe ByUsage
L’Insee appelle PME une entreprise de moins de deux cent cinquante salariés. Entre dix et deux cent cinquante, la paie n’est pas celle d’une TPE en plus grand. Elle change de nature. Des seuils modifient les cotisations. Un comité social et économique apparaît. Les absences ne tiennent plus dans un courriel. Et quelqu’un, en interne ou au cabinet, passe du temps chaque mois à faire tenir tout cela.
Voici ce qu’un logiciel de paie doit tenir à cette taille, les trois seuils qui changent le bulletin sans prévenir, et ce que le mois doit coûter. Pour l’entreprise qui n’a pas encore passé dix salariés, ce qu’un logiciel de paie doit faire seul pour une TPE est une autre question.
Trois seuils qui changent le bulletin
Onze salariés
Ce qui change
Le versement mobilité s’applique là où la commune l’a institué, et l’entreprise doit un comité social et économique.
Ce qu’il faut vérifier
Le taux de versement mobilité dépend de l’adresse de l’établissement, pas du siège. Un logiciel qui ne le retrouve pas seul vous le fera chercher chaque année.
Cinquante salariés
Ce qui change
La participation devient obligatoire, certaines cotisations changent de taux, les obligations du CSE s’étendent.
Ce qu’il faut vérifier
Depuis la loi Pacte, un seuil n’est franchi qu’après cinq années civiles consécutives au-dessus. Le logiciel compte l’effectif comme l’Urssaf, pas comme votre organigramme.
Chaque nouvel établissement
Ce qui change
Un SIRET de plus, une déclaration de plus chaque mois, parfois un taux d’accident du travail différent.
Ce qu’il faut vérifier
Vérifiez qu’ouvrir un site ne coûte rien de plus que les personnes qui y travaillent. Le supplément par établissement se découvre après la signature.
Ce qu’une PME demande à son logiciel de paie
- Les absences déclarées à la source
- Un congé, un arrêt, une absence se déclarent par la personne concernée depuis son espace et arrivent dans le calcul. Personne ne ressaisit un tableau envoyé par courriel.
- Des rôles plutôt qu’un mot de passe partagé
- Qui valide les variables, qui produit les bulletins, qui dépose la déclaration, qui lit le journal. Chaque geste porte le nom de celui qui l’a fait.
- Un journal de paie qui entre tel quel en comptabilité
- Les écritures du mois, groupées par compte, prêtes pour le cabinet ou l’outil comptable. Sans retraitement.
- Le fichier de virement
- Les nets à payer réglés d’un seul ordre SEPA, préparé par le logiciel, validé par vous.
- La reprise des cumuls
- Changer de logiciel en cours d’année se fait en reprenant les cumuls de chaque salarié, pas en ressaisissant les mois passés.
- L’espace de chaque salarié
- Le bulletin remis là où le salarié le retrouve, sans courriel et sans pièce jointe, et conservé.
Deux de ces attentes ont leur propre lecture. Quand l’entreprise a plusieurs sites, ce qui se tient par établissement et ce qui reste commun décide de la moitié du paramétrage. Et quand le cabinet reste dans la boucle, la façon dont le logiciel et l’expert-comptable partagent un dossier décide du temps que vous y passerez.
Ce que le mois doit coûter à cette taille
À trente salariés, une part fixe de cent euros ne pèse plus que trois euros par personne. C’est l’argument des éditeurs qui en ont une. Le forfait par tranche, lui, ne se dilue pas. Il attend le trente et unième salarié pour bondir. Et le supplément par établissement attend votre deuxième site.
Ramener chaque offre à un coût par salarié et par mois, sur votre effectif réel de l’année écoulée, entrées et sorties comprises, est la seule comparaison honnête. Refaites-la avec cinq embauches. Les offres construites pour un volume qui n’est pas le vôtre se révèlent à ce moment-là.
ByUsage Pay est le logiciel de paie que nous construisons pour ces effectifs. Les seuils comptés comme l’Urssaf les compte, les absences déclarées par les salariés, les rôles, le journal de paie et le fichier de virement, la reprise des cumuls. Dix euros hors taxes par personne et par mois, sans part fixe, sans tranche et sans supplément par site, ce que coûtent trente personnes se lit sans devis. Le produit n’est pas encore ouvert. Ce paragraphe décrit ce qu’il sera.
Les questions qui reviennent
- À partir de combien de salariés faut-il un logiciel de paie ?
- Dès le premier, la paie existe et la déclaration est due chaque mois. À dix, le volume de gestes rend le tableur et la ressaisie intenables, et les seuils d’effectif commencent à modifier le bulletin. Une PME choisit un logiciel pour ne plus porter ces règles de tête.
- Une PME peut-elle tenir sa paie sans expert-comptable ?
- Oui, si le logiciel tient les règles à jour et produit la déclaration. Beaucoup préfèrent garder le cabinet pour la révision et la clôture, et tenir le mois en interne. Les deux se combinent sur un même dossier quand le logiciel donne au cabinet son propre accès.
- Combien coûte un logiciel de paie pour une PME de trente salariés ?
- Cela dépend du modèle de prix. À trente personnes, une part fixe se dilue, mais un forfait par tranche peut bondir au trente et unième salarié. Ramenez chaque offre à un coût par salarié et par mois, sur votre effectif réel de l’année écoulée, entrées et sorties comprises. Dix euros hors taxes par personne et par mois font trois cents euros, et rien d’autre.
- Faut-il un SIRH ou un logiciel de paie ?
- Un logiciel de paie calcule le bulletin et produit la déclaration. Un SIRH gère le personnel autour, entretiens, plannings, notes de frais, et confie souvent la paie à un autre outil ou à un cabinet. Si votre besoin est le bulletin et la DSN, c’est un logiciel de paie qu’il vous faut.
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