Payroll
Le prix d’un logiciel de paie, et où part l’argent.
Part fixe, prix par bulletin, modules en option, frais de paramétrage. La grille tarifaire d’un logiciel de paie se lit en quatre lignes. Ramenée à votre effectif réel, elle dit ce que vous paierez vraiment.
5 min de lecture
Le prix affiché d’un logiciel de paie ne suffit pas pour comparer. Les grilles ne décrivent pas la même chose, ne comptent pas la même unité, ne contiennent pas les mêmes prestations. Deux offres affichées au même prix peuvent finir l’une au double de l’autre sur une année.
Voici les trois façons dont un logiciel de paie se facture, ce qui s’ajoute autour, et la méthode pour ramener toutes les offres à un chiffre comparable. Si le choix entre un logiciel et un cabinet n’est pas tranché, le calcul complet des trois montages se fait d’abord.
Trois structures de prix, trois pièges différents
Le prix par bulletin
Comment ça marche
Vous payez chaque bulletin produit, parfois avec un minimum mensuel.
Ce qu’il faut demander
Une régularisation, un solde de tout compte ou un rappel sur un mois clos peut compter comme un bulletin de plus. Demandez ce qui est compté.
Le prix par salarié
Comment ça marche
Vous payez chaque personne inscrite sur le mois, qu’elle ait un ou trois bulletins.
Ce qu’il faut demander
Demandez quand un départ cesse d’être compté. Un salarié parti le 3 doit sortir de la facture le mois suivant, pas à la fin de l’année.
Le forfait par tranche
Comment ça marche
Vous payez un prix fixe pour une tranche d’effectif, par exemple de un à dix salariés.
Ce qu’il faut demander
Le onzième salarié fait passer dans la tranche supérieure et peut doubler la facture à lui seul. Demandez où tombent les seuils.
Ce qui s’ajoute souvent au prix affiché
- Paramétrage initial
- Il se facture une fois, parfois plusieurs milliers d’euros selon la convention et le nombre de profils à reprendre.
- Module DSN
- Il est parfois inclus, parfois vendu à part. Sans lui, le logiciel produit un bulletin mais ne déclare rien.
- Remise du bulletin au salarié
- La mise en ligne du bulletin pour le salarié se facture souvent par salarié et par an.
- Accès gestionnaire
- Certains éditeurs facturent chaque utilisateur qui se connecte, en plus des salariés.
- Mise à jour de la convention
- Le logiciel doit suivre chaque changement de votre convention collective. Demandez si ce suivi est compris.
- Support
- L’offre de base se limite parfois à des articles d’aide en ligne. Parler à quelqu’un devient alors une option.
Ramener toutes les offres au même chiffre
Comparez le coût total sur douze mois, pour votre effectif réel, avec vos entrées et vos sorties. Il se calcule en quatre étapes.
- Prenez votre effectif mois par mois sur l’année écoulée, pas une moyenne. Une activité saisonnière rend la moyenne trompeuse.
- Appliquez la grille de chaque éditeur à ces douze mois, en incluant les bulletins de régularisation et les soldes de tout compte.
- Ajoutez la part fixe annuelle, le paramétrage étalé sur trois ans, et chaque module sans lequel vous ne pourriez pas déposer une DSN.
- Divisez par la somme de vos effectifs mensuels. Vous obtenez un coût par salarié et par mois, le seul chiffre qui se compare d’une offre à l’autre.
Faites l’exercice sur deux scénarios, votre effectif actuel et votre effectif plus trois embauches. Les tranches et les parts fixes se révèlent alors. Avec elles, le coût par salarié change dès que l’effectif bouge.
Une part fixe fait payer à une entreprise de quatre salariés le même socle qu’à une entreprise de quarante.
Pour l’éditeur, la part fixe garantit un revenu minimum par client, quel que soit l’effectif. Pour vous, elle finance une structure taillée pour un volume qui n’est pas le vôtre.
Nous avons fait l’inverse. Payroll est un logiciel de paie sans part fixe. Il coûte 10 € hors taxes par siège et par mois, sans option et sans engagement. Chaque personne présente dans l’entreprise occupe un siège, gestionnaire et expert-comptable compris. Le siège d’une personne qui part cesse d’être compté le 1er du mois suivant. La mise à jour des règles de calcul et la DSN sont comprises. Un logiciel de paie qui laisse la déclaration de côté ne rend pas le service pour lequel vous l’achetez.
Le prix est un critère parmi sept. Le comparatif complet des logiciels de paie remet la grille à sa place parmi les six autres. Les cinq vérifications avant de quitter Payfit valent pour toute offre vendue en bloc.
Un exemple, douze salariés sur une année
Douze salariés, deux embauches en septembre, un départ en novembre. Sur l’année, la somme des effectifs mensuels fait cent cinquante et un mois-salariés, avec une dizaine de bulletins de régularisation. L’exemple montre la méthode, il ne reprend les tarifs d’aucun éditeur.
- Au bulletin. Vous payez environ cent soixante bulletins, régularisations comprises, au prix unitaire. Ajoutez le minimum mensuel s’il existe, car un mois creux le déclenche.
- Au salarié. Vous payez cent cinquante et un mois-salariés au prix unitaire. Vérifiez que le salarié parti en novembre cesse d’être compté en décembre.
- Au forfait par tranche. Vous payez douze mensualités de la tranche dix à vingt. Le prix ne bouge pas quand vous embauchez, jusqu’au jour où il bondit.
Ajoutez la part fixe, le paramétrage et les options comme plus haut, puis divisez par cent cinquante et un. Vous obtenez un coût par salarié et par mois, tout compris, qui se compare enfin.
Refaites l’opération pour vingt-cinq salariés sans rien changer d’autre. Si le coût par salarié baisse fortement, l’offre est construite pour un volume supérieur au vôtre, et vous en financez une partie. S’il ne bouge pas, le prix suit ce que vous consommez.
Le tarif de Payroll est publié pour que ce calcul se fasse sans devis. Simulez-le sur votre effectif.
Si une offre se dit gratuite, ce que recouvre un logiciel de paie gratuit se lit avant de l’ajouter à votre comparaison.
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