Le prix d’un logiciel de paie, et où part l’argent.
Part fixe, prix par bulletin, modules en option, frais de paramétrage. Comment lire une grille tarifaire de logiciel de paie. Et calculer ce que vous paierez vraiment.
8 min de lectureÉcrit par l’équipe ByUsage
Comparer deux logiciels de paie sur leur prix affiché ne sert presque à rien. Les grilles ne décrivent pas la même chose, ne comptent pas la même unité et ne contiennent pas les mêmes prestations. Deux offres annoncées au même montant peuvent finir au simple et au double sur une année.
Voici les trois façons dont un logiciel de paie se facture, ce qui se cache habituellement autour, et la méthode pour ramener toutes les offres à un chiffre comparable. Si le choix entre un logiciel et un cabinet n’est pas encore tranché, le calcul complet des trois montages se fait d’abord.
Trois structures de prix, trois pièges différents
Le prix par bulletin
Comment ça marche
Vous payez chaque bulletin produit, parfois avec un minimum mensuel.
Ce qu’il faut demander
Un bulletin de régularisation, un solde de tout compte ou un rappel sur un mois clos peut compter comme un bulletin de plus. Demandez ce qui est compté et ce qui ne l’est pas.
Le prix par salarié
Comment ça marche
Vous payez chaque personne inscrite sur le mois, qu’elle ait un ou trois bulletins.
Ce qu’il faut demander
Le point à vérifier est la date de sortie. Un salarié parti le 3 doit cesser d’être compté le mois suivant, pas à la fin de l’année.
Le forfait par tranche
Comment ça marche
Un prix fixe pour une tranche d’effectif, par exemple de un à dix salariés.
Ce qu’il faut demander
Le onzième salarié fait basculer dans la tranche supérieure et peut doubler la facture pour une seule personne de plus. C’est le modèle qui punit la croissance.
Ce qui n’est presque jamais dans le prix affiché
- Paramétrage initial
- Facturé une fois, parfois plusieurs milliers d’euros selon la convention collective et le nombre de profils à reprendre.
- Module DSN
- Parfois inclus, parfois vendu à part. Sans lui, le logiciel produit un bulletin mais ne déclare rien.
- Remise du bulletin au salarié
- La mise à disposition dématérialisée du bulletin, souvent facturée par salarié et par an.
- Accès gestionnaire
- Certains éditeurs facturent chaque utilisateur qui se connecte, en plus des salariés.
- Veille conventionnelle
- La mise à jour du logiciel quand votre branche signe un avenant. À vérifier explicitement.
- Support
- Le niveau de base est parfois limité à une base de connaissances, l’accès à un humain étant une option.
Ramener toutes les offres au même chiffre
La seule comparaison honnête est le coût total sur douze mois, pour votre effectif réel, avec vos entrées et vos sorties. La méthode tient en quatre lignes.
- Prenez votre effectif mois par mois sur l’année écoulée plutôt qu’une moyenne. Une activité saisonnière rend la moyenne trompeuse.
- Appliquez la grille de chaque éditeur à ces douze mois, en incluant les bulletins de régularisation et les soldes de tout compte.
- Ajoutez la part fixe annuelle. Le paramétrage étalé sur trois ans. Et chaque module sans lequel vous ne pourriez pas déposer une DSN.
- Divisez par votre effectif moyen pour obtenir un coût par salarié et par mois. C’est le seul chiffre qui se compare d’une offre à l’autre.
Faites l’exercice sur deux scénarios, votre effectif actuel et votre effectif si vous embauchez trois personnes. Les modèles par tranche et les parts fixes élevées se révèlent à ce moment- là. Ils font sauter le coût par salarié dès que vous franchissez un seuil.
Une part fixe fait payer à une entreprise de quatre salariés le même socle qu’à une entreprise de quarante.
C’est la raison d’être de la part fixe du point de vue de l’éditeur. Elle sécurise un revenu minimum par client, quel que soit son effectif. Du point de vue du client, elle revient à financer une structure dimensionnée pour un volume qui n’est pas le sien.
C’est aussi ce que nous avons choisi de ne pas faire. ByUsage Pay se facture 10 € hors taxes par salarié et par mois. Sans part fixe, sans module en option, sans engagement de durée. Un salarié coûte 10 €, deux en coûtent 20, et un départ cesse d’être compté dès le premier du mois suivant. La mise à jour de la convention collective et le dépôt de la DSN sont compris, parce qu’un logiciel de paie qui ne déclare pas ne rend pas le service pour lequel on l’achète.
Le prix n’est que l’un des points à regarder. Le comparatif complet remet la grille tarifaire à sa place parmi les six autres critères, et les cinq vérifications avant de quitter une offre vendue en bloc valent quel que soit l’éditeur que vous quittez.
Un exemple, douze salariés sur une année
Prenons une entreprise de douze salariés qui embauche deux personnes en septembre et en perd une en novembre. Sur l’année, cela fait cent cinquante-deux mois-salariés et une petite dizaine de bulletins de régularisation. Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur destinés à montrer la méthode, pas les tarifs d’un éditeur précis.
- Au bulletin. Cent soixante bulletins environ, régularisations comprises, multipliés par le prix unitaire. Ajoutez le minimum mensuel s’il existe, car un mois creux le déclenche.
- Au salarié. Cent cinquante-deux mois-salariés, multipliés par le prix unitaire. Vérifiez que le salarié parti en novembre cesse d’être compté en décembre.
- Au forfait par tranche. Douze mensualités de la tranche de dix à vingt salariés. Le prix ne bouge pas quand vous embauchez, jusqu’au jour où il bondit d’un coup.
Ajoutez ensuite la part fixe annuelle. Le paramétrage divisé par trois ans. Et chaque option sans laquelle vous ne pourriez pas travailler. Divisez le tout par cent cinquante-deux. Vous obtenez un coût par salarié et par mois, tout compris, qui se compare enfin d’une offre à l’autre.
Refaites l’opération pour une entreprise de vingt-cinq salariés sans rien changer d’autre. Si le coût par salarié et par mois baisse fortement, l’offre est construite pour un volume supérieur au vôtre. Et vous en financez une partie. S’il ne bouge pas, le prix est vraiment proportionnel à ce que vous consommez.
Un logiciel de paie facturé au salarié, sans part fixe.
ByUsage Pay tient la convention collective à jour, dépose la DSN, remet le bulletin dans l’espace de consultation du salarié. 10 € HT par salarié et par mois. Bientôt disponible.
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