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Facturer à l’usage, ce que ça change pour vous.

Un logiciel facturé à l’usage réel, sans part fixe et sans engagement de durée. Ce que ce modèle impose à l’éditeur. Et ce qu’il vous rend en pratique.

6 min de lectureÉcrit par l’équipe ByUsage

La plupart des logiciels d’entreprise se vendent sur un modèle hérité de l’époque des licences. Une part fixe pour ouvrir le service. Un prix par utilisateur. Des modules vendus à part. Un engagement de douze ou trente-six mois. Et une grille tarifaire qui change selon l’interlocuteur en face.

Ce modèle a une logique. Il lisse le revenu de l’éditeur, il finance une force commerciale et il récompense les gros comptes. Il a aussi un effet que personne n’assume franchement. Il fait payer les petits volumes pour une taille qui n’est pas la leur, ce qui se lit très bien dans une grille tarifaire de logiciel de paie.

Facturer à l’usage veut dire que la facture suit ce que vous consommez réellement, et rien d’autre.

L’unité dépend du métier. Pour un logiciel de paie, c’est le salarié inscrit sur le mois. Pour un outil de facturation, ce serait la facture émise. L’important n’est pas l’unité choisie, c’est qu’elle soit lisible, vérifiable par vous, et qu’elle monte et descende avec votre activité.

Ce que ce modèle implique tient en quatre engagements, et chacun se paie de notre côté.

01

Le même tarif pour tout le monde

Pas de grille négociée au cas par cas, pas de remise contre un engagement de trois ans. Une entreprise de quatre salariés paie le même prix unitaire qu’une entreprise de quatre cents. C’est aussi ce qui nous évite de consacrer du temps à des négociations plutôt qu’au produit.

02

Aucune part fixe

Un salarié coûte une unité, deux en coûtent deux. Rien n’est dû pour le simple fait d’avoir un compte ouvert. Une entreprise qui n’emploie personne un mois donné ne paie rien ce mois-là.

03

Aucun engagement de durée

L’abonnement se règle au mois. Partir se fait sans préavis et sans pénalité, et vos données s’exportent à tout moment. C’est une contrainte que nous nous imposons, parce qu’elle nous oblige à mériter le mois suivant.

04

Le prorata à la hausse seulement

Une arrivée en cours de mois est facturée au prorata des jours restants. Un départ cesse d’être compté dès le premier du mois suivant, sans remboursement à réclamer et sans avoir à prévenir.

Ce que ça coûte à l’éditeur

Un revenu qui suit l’activité de nos clients est un revenu qui baisse quand la leur baisse. Une entreprise qui traverse un mois creux nous coûte de l’argent le mois où elle en gagne le moins. Nous l’acceptons parce que l’inverse revient à prélever une rente sur des gens qui vont mal.

Sans engagement, il n’y a pas non plus de client captif, encore faut-il que la sortie soit réellement praticable, ce qui se vérifie sur l’export des données et leur réversibilité plutôt que sur une clause. Chaque mois est un vote. Cela interdit certaines facilités, comme laisser un produit vieillir en comptant sur le coût de sortie pour retenir les clients. C’est une discipline avant d’être un argument.

Enfin, un tarif unique et public supprime la marge de négociation, donc une partie du travail commercial classique. Ce que nous ne dépensons pas en négociation part dans le produit. Et dans le suivi des textes qui le tient à jour.

Les limites, qu’il vaut mieux dire

Un modèle à l’usage n’est pas toujours le moins cher. Un très gros volume obtiendra souvent un meilleur prix unitaire ailleurs, en échange d’un engagement long et d’une négociation. Notre modèle est fait pour qui préfère un tarif public à une grille négociée, et qui arbitre souvent d’abord entre un cabinet et un logiciel en interne.

Il rend aussi la facture variable, ce qui demande de la lire. Une facture qui monte de dix pour cent parce que vous avez embauché est normale. Une facture qui monte sans raison ne l’est pas, et le détail doit être consultable ligne par ligne.

Enfin, il ne dit rien de la qualité. Un mauvais logiciel facturé à l’usage reste un mauvais logiciel. C’est pour cette raison que nous ne prenons qu’un métier à la fois. Et que nous ne l’ouvrons que lorsqu’il se prend en main sans formation, pas seulement moins cher.

À l’usage, par utilisateur, au forfait

Les trois modèles se ressemblent sur une plaquette et divergent dès la deuxième année. Le prix par utilisateur facture les gens qui se connectent. Il incite à partager des comptes, et à limiter le nombre de personnes qui voient l’information. C’est un modèle qui punit l’usage collectif d’un outil, alors que c’est précisément ce qu’on attend d’un logiciel d’entreprise. C’est le travers le plus visible sur un outil de compte rendu d’activité, où chacun ouvre le document trois minutes par mois.

Le forfait par tranche donne une facture stable, ce qui plaît au contrôle de gestion, mais il crée des marches. Franchir un seuil d’un salarié fait bondir la dépense. Retarder une embauche devient rationnel, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’activité. Un prix ne devrait jamais peser sur ce genre de décision.

Le prix à l’usage supprime les marches. La dépense monte et descend par petits pas, dans le même sens que l’activité, et elle se prévoit sans tableau croisé. En contrepartie, aucune remise de volume. C’est un choix assumé. Une remise de volume revient à faire payer plus cher les petits volumes.

Des logiciels d’entreprise facturés à l’usage réel.

Un métier à la fois. Le même tarif pour tout le monde, sans part fixe et sans engagement de durée.