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Facturer à l’usage, ce que ça change pour vous.
Un logiciel facturé à l’usage réel n’a ni part fixe ni engagement de durée. Ce modèle impose une discipline à l’éditeur. Il vous rend une facture qui suit votre activité, mois après mois.
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La plupart des logiciels d’entreprise se vendent sur un modèle hérité des licences. Vous payez une part fixe pour ouvrir le service, puis un prix par utilisateur, et des modules à part. Vous vous engagez sur douze ou trente-six mois. Et la grille change selon l’interlocuteur.
Ce modèle a une logique. Il lisse le revenu de l’éditeur, finance une force commerciale et récompense les gros volumes. Il a aussi un effet moins visible. Une part fixe pèse lourd sur un petit volume et se dilue sur un gros. Vous le verrez sur une grille tarifaire de logiciel de paie.
Facturer à l’usage veut dire que la facture suit ce que vous consommez réellement, et rien d’autre.
L’unité dépend du métier. Pour un logiciel de paie, c’est le siège, occupé par chaque personne présente dans l’entreprise ce mois-là. Pour un outil de facturation, ce serait la facture émise. L’unité doit surtout être lisible, vérifiable par vous, et suivre votre activité à la hausse comme à la baisse.
Ce modèle tient en quatre engagements, et chacun nous coûte quelque chose.
Le même tarif pour tout le monde
Une entreprise de quatre salariés paie le même prix unitaire qu’une entreprise de quatre cents. Il n’y a ni grille négociée, ni remise contre trois ans d’engagement.
Aucune part fixe
Vous ne payez que les unités du mois. Rien n’est dû pour un compte ouvert, et un mois sans aucune unité ne coûte rien.
Aucun engagement de durée
L’abonnement se règle au mois. Vous partez quand vous voulez, sans préavis ni pénalité, et vos données s’exportent à tout moment.
Le prorata à la hausse seulement
Une arrivée en cours de mois est facturée au prorata des jours restants. Un départ n’est ni remboursé ni crédité. Il cesse d’être compté le premier du mois suivant.
Ce que ça coûte à l’éditeur
Notre revenu suit l’activité de nos clients, donc il baisse quand la leur baisse. Une entreprise qui traverse un mois creux nous paie moins ce mois-là. Nous l’acceptons. Facturer le même prix à une entreprise en difficulté reviendrait à lui prendre de l’argent pour un service qu’elle utilise moins.
Sans engagement, aucun client n’est retenu de force, à condition que partir soit simple en pratique. Cela se vérifie sur l’export des données et leur réversibilité plutôt que sur une clause. Chaque mois, un client peut partir. Nous ne pouvons donc pas laisser le produit vieillir en comptant sur le coût de sortie pour le retenir.
Un tarif unique et public supprime la négociation, et avec elle une partie du travail commercial. Ce temps va au produit, et au suivi des règles qui le tiennent à jour.
Les limites, qu’il vaut mieux dire
Un modèle à l’usage n’est pas toujours le moins cher. Un très gros volume peut obtenir un meilleur prix unitaire ailleurs, contre un engagement long et une négociation. Notre modèle convient à qui préfère un tarif public à une grille négociée. Pour une paie, la comparaison qui compte oppose souvent un cabinet et un logiciel en interne.
Le modèle à l’usage rend aussi la facture variable. Il faut donc la lire. Une facture qui monte de dix pour cent parce que vous avez embauché est normale. Une facture qui monte sans raison ne l’est pas, et son détail se lit ligne par ligne.
Il ne rend pas non plus un logiciel plus simple. Un logiciel compliqué facturé à l’usage reste compliqué. C’est pourquoi nous prenons un métier à la fois, et ne l’ouvrons que lorsqu’il se prend en main sans formation.
À l’usage, par utilisateur, au forfait
Les trois modèles se ressemblent sur une plaquette et divergent dès la deuxième année. Le prix par utilisateur facture les gens qui se connectent. Il incite à partager des comptes et à limiter qui voit l’information. Il pénalise le travail à plusieurs, alors que c’est ce qu’on attend d’un logiciel d’entreprise. Le défaut se voit sur un outil de compte rendu d’activité, que chacun ouvre trois minutes par mois.
Le forfait par tranche donne une facture stable, mais il crée des marches. Un salarié de plus au mauvais moment fait changer de tranche, et la dépense bondit. Retarder une embauche devient rationnel, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’activité. Un prix ne devrait jamais peser sur ce genre de décision.
Le prix à l’usage supprime les marches. La dépense monte et descend par petits pas, dans le sens de l’activité, et se prévoit d’une simple multiplication. En contrepartie, il n’y a aucune remise de volume. C’est un choix. Une remise de volume revient à faire payer plus cher les petits volumes.
Les logiciels des grands groupes, pour tous les autres.
Un métier à la fois. Le même tarif pour tous, sans part fixe et sans engagement.
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