ByUsage Pay

Comparer les logiciels de paie, les sept critères qui décident.

Deux offres annoncées au même prix ne recouvrent presque jamais le même service. Les sept critères qui séparent vraiment un logiciel de paie d’un autre, et la question à poser à chaque éditeur pour chacun d’eux.

10 min de lectureÉcrit par l’équipe ByUsage

Tous les logiciels de paie promettent la même chose, des bulletins justes et des déclarations à l’heure. La différence ne se voit pas sur la page d’accueil. Elle se voit au mois de mars, quand un salarié part le 3, que la branche signe un avenant et qu’une anomalie remonte de la déclaration.

Voici les sept critères qui décident vraiment, dans l’ordre où ils coûtent cher quand ils sont mal choisis. Pour chacun, la question exacte à poser à l’éditeur. Si le prix est votre premier sujet, la méthode pour ramener deux offres à un chiffre comparable se lit d’abord.

Sept critères, dans l’ordre où ils comptent

01

Le dépôt de la déclaration

Pourquoi ça compte

Un logiciel qui produit la DSN sans la déposer laisse le travail le plus risqué de votre côté. Le rejet arrive après l’échéance, et la régularisation coûte plus cher que le logiciel.

La question à poser

La DSN part-elle depuis le logiciel, et l’accusé de réception revient-il dedans ?

02

La veille conventionnelle

Pourquoi ça compte

Votre branche signe des avenants, les minimums bougent, les taux changent. Quelqu’un doit appliquer tout cela dans le paramétrage, sinon le bulletin devient faux sans prévenir.

La question à poser

Qui met à jour ma convention collective, à quelle fréquence, et est-ce facturé à part ?

03

L’unité facturée

Pourquoi ça compte

Le bulletin, le salarié, la tranche d’effectif. Trois unités qui donnent trois factures très différentes pour la même entreprise, surtout quand elle embauche ou qu’elle perd quelqu’un.

La question à poser

Que se passe-t-il sur ma facture quand un salarié part le 3 du mois ?

04

La part fixe

Pourquoi ça compte

Un socle mensuel indépendant de l’effectif fait payer à une entreprise de quatre salariés la même structure qu’à une entreprise de quarante. C’est le poste qui décide du prix réel des petites équipes.

La question à poser

Y a-t-il un abonnement de base, un minimum mensuel ou un plancher de facturation ?

05

L’engagement de durée

Pourquoi ça compte

Un an d’engagement transforme une erreur de choix en un an de paie subie. Et il enlève la seule pression utile sur un éditeur, celle de pouvoir partir.

La question à poser

Puis-je résilier au mois, et que se passe-t-il si je pars au bout de trois mois ?

06

La sortie des données

Pourquoi ça compte

Vos bulletins, vos cumuls et votre historique vous appartiennent. Le jour où vous partez, ils doivent sortir dans un format lisible, sans facture de sortie et sans délai.

La question à poser

Qu’est-ce que j’exporte moi-même, dans quel format, et combien de temps l’accès reste-t-il ouvert ?

07

Ce que vos gens voient

Pourquoi ça compte

Le bulletin doit arriver au salarié sans passer par une pièce jointe dans un courriel. Et le gestionnaire ne doit pas ressaisir ce que le manager a déjà validé.

La question à poser

Le salarié a-t-il un espace, et l’accès des gestionnaires est-il compté dans le prix ?

Trois familles d’éditeurs, trois logiques

Avant de comparer des noms, il faut savoir dans quelle famille on cherche. Les trois vendent de la paie et ne vendent pas la même chose.

Le cabinet qui ouvre son logiciel
Pour qui. Vous voulez déléguer la production et garder un interlocuteur qui connaît votre dossier.
La limite. Le logiciel est celui du cabinet. Le prix suit le temps passé, et le jour où vous partez, l’outil part avec le cabinet.
La suite de gestion du personnel
Pour qui. Vous cherchez les congés, les temps, les notes de frais et les entretiens dans un seul endroit.
La limite. La paie n’est parfois qu’un module parmi d’autres, vendu en plus. Vérifiez qui calcule le bulletin et qui dépose la déclaration.
Le logiciel de paie seul
Pour qui. Vous voulez produire vos bulletins, déclarer et payer, sans acheter le reste.
La limite. Il ne gérera pas vos entretiens annuels. C’est le prix de l’outil qui fait une chose et la fait entièrement.

Les deux offres les plus citées du marché français relèvent de la deuxième et de la troisième famille. L’une produit la paie et ajoute la gestion du personnel autour, l’autre gère le personnel et prépare la paie pour un logiciel tiers. Ce que vend Payfit et ce qu’il faut vérifier avant d’en partir d’un côté, ce que couvre Lucca et où s’arrête la paie de l’autre. Si vous hésitez entre les deux, la comparaison des deux périmètres tranche plus vite qu’une démonstration.

Un comparatif honnête se fait sur douze mois, pas sur une page de tarifs.

Prenez votre année réelle. Le nombre de salariés mois par mois, les arrivées, les départs, les régularisations, le solde de tout compte de juillet. Passez chaque offre dans ce moule. Le classement change presque toujours entre le tarif affiché et le total de l’année.

C’est ce calcul qui a décidé la forme de ByUsage Pay. Dix euros hors taxes par salarié et par mois, sans part fixe, sans module en option et sans engagement de durée. Un salarié coûte dix euros, deux en coûtent vingt, et un départ cesse d’être compté dès le premier du mois suivant. Le tarif est publié et il se simule avant même de nous parler.

La démonstration, ce qu’il faut demander à voir

Une démonstration se conduit. Sans quoi elle montre ce que l’éditeur a préparé, c’est à dire le cas facile. Demandez ces cinq écrans, dans cet ordre.

  1. Le bulletin d’un de vos salariés. Pas un bulletin de démonstration, un des vôtres, avec votre convention et vos primes.
  2. Un solde de tout compte. C’est le calcul qui révèle la qualité du paramétrage.
  3. Le dépôt de la déclaration. Et l’écran où revient l’accusé de réception.
  4. L’écran d’une anomalie. Comment elle est signalée, quand, et ce que le logiciel propose d’en faire.
  5. L’export complet. Celui que vous emporterez le jour où vous partirez.

Le reste, l’interface, les couleurs, le nombre de tableaux de bord, se juge en dix minutes d’essai. Ce qu’un logiciel de paie doit savoir faire seul donne la liste minimale à cocher avant de regarder le reste.

Les questions qui reviennent

Quel est le meilleur logiciel de paie ?
La question n’a pas de réponse générale. Un logiciel de paie se juge sur sept points, le dépôt de la déclaration, la veille conventionnelle, l’unité facturée, la part fixe, l’engagement, la sortie des données et l’espace du salarié. Le meilleur est celui qui répond correctement aux sept dans votre situation, pas celui qui a la plus longue liste de fonctionnalités.
Comment comparer deux prix de logiciels de paie ?
En ramenant chaque offre à un coût par salarié et par mois, tout compris. Additionnez la part fixe annuelle, le paramétrage divisé par trois ans, les modules sans lesquels vous ne pourriez pas travailler, puis divisez par le nombre de mois-salariés de votre année. Deux offres annoncées au même montant finissent souvent au simple et au double.
Faut-il un logiciel de paie ou un expert-comptable ?
Les deux ne s’excluent pas. Le logiciel produit et déclare, l’expert-comptable conseille et contrôle. Ce qui change avec un logiciel, c’est que la saisie ne fait plus l’aller-retour par courriel et que vous gardez la main sur le calendrier.
Un logiciel de paie peut-il déposer la DSN à ma place ?
Oui, c’est même le point qui sépare un vrai logiciel de paie d’un générateur de bulletins. Le dépôt se fait sur Net-Entreprises et l’accusé de réception doit revenir dans le logiciel. Sans cela, la déclaration reste votre travail chaque mois.

Un logiciel de paie facturé au salarié, sans part fixe.

ByUsage Pay tient la convention collective à jour, dépose la DSN, remet le bulletin dans l’espace de consultation du salarié. 10 € HT par salarié et par mois. Bientôt disponible.