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Le CRA sous Excel, les formules et leur limite.

Quatre formules suffisent à monter un compte rendu d’activité dans un tableur. La cinquième manque, parce qu’aucun tableur ne sait calculer la date de Pâques. C’est là que le fichier lâche.

6 min de lecture

Ce qu’il faut monter

  1. 1Une colonne de dates qui suit le mois
  2. 2Un jour de semaine pour écarter les week-ends
  3. 3Le décompte des jours ouvrés
  4. 4Les totaux par nature de journée
  5. 5Les jours fériés, saisis à la main

Les quatre premières se calculent. La cinquième se retape chaque année.

Tout le monde commence par un tableur. Il est gratuit, déjà installé, et vous n’avez rien à demander à personne. Avec une colonne de dates et une somme en bas, un compte rendu d’activité sous Excel se monte en une heure et rend service pendant des années.

Voici comment le construire, avec les formules qui font le travail. Vous verrez aussi la seule que le tableur ne sait pas écrire, et l’endroit où le fichier lâche, qui n’est pas celui qu’on croit.

Les quatre formules qui montent la grille

01

Le premier et le dernier jour du mois

=DATE(ANNEE(A1);MOIS(A1);1) puis =FIN.MOIS(A1;0)

La cellule A1 contient n’importe quelle date du mois. La première formule ouvre la grille, la seconde la ferme. Entre les deux, chaque ligne ajoute 1 à la précédente, ce qui donne 28, 29, 30 ou 31 lignes sans y penser.

02

Reconnaître un samedi ou un dimanche

=JOURSEM(A2;2)

Le deuxième argument compte. Avec 2, lundi vaut 1 et dimanche 7. Tout ce qui dépasse 5 est un week-end. La même expression sert de mise en forme conditionnelle pour griser ces lignes.

03

Compter les jours ouvrés du mois

=NB.JOURS.OUVRES.INTL(A2;A32;1;Feries)

Le troisième argument décrit le week-end, 1 pour samedi et dimanche. Le quatrième pointe une plage nommée de jours fériés. Sans cette plage, la fonction compte le 1er mai comme un jour travaillé.

04

Totaliser par nature de journée

=SOMME.SI($C$2:$C$32;"CP";$D$2:$D$32)

Une colonne de codes, une colonne de quantités, un total par motif. C’est ce qui sépare la présence facturable, l’absence et le temps travaillé non facturé.

Ces quatre formules donnent un document juste, à condition de savoir ce qu’on y met. Pour savoir ce qui va dans quelle colonne, et pourquoi le temps travaillé non facturé mérite la sienne, suivez la méthode pour remplir un CRA ligne par ligne.

La cinquième formule, celle de Pâques

Huit des onze jours fériés tombent à date fixe et se saisissent une fois. Les trois autres se déplacent avec Pâques, et aucun tableur n’a de fonction pour les calculer. C’est la seule partie du calendrier qu’un classeur ne tient pas seul.

Une formule répandue retrouve Pâques à partir de l’année posée en A1.

=ARRONDI(DATE(A1;4;MOD(234-11*MOD(A1;19);30))/7;0)*7-6

Elle fonctionne presque toujours. Le lundi de Pâques s’obtient en ajoutant 1, l’Ascension 39, le lundi de Pentecôte 50. Elle se trompe en 2049, où elle annonce le 25 avril quand Pâques tombe le 18. Elle se trompe encore en 2076. Ce n’est pas grave aujourd’hui. Mais personne ne relira cette formule le jour où elle se trompera.

C’est pourquoi presque tous les modèles qui circulent portent une table de fériés saisie à la main. Elle n’est juste que l’année où quelqu’un l’a écrite. Elle devient fausse dès le premier trimestre suivant, puisque le lundi de Pâques passe d’avril à mars entre 2026 et 2027 et déplace le décompte de deux mois avec lui.

Les cinq endroits où le fichier lâche

  1. 01

    La formule écrasée

    Quelqu’un tape 21 dans la cellule du total, parce que le chiffre lui semblait faux. La formule disparaît. Le mois suivant, le fichier est dupliqué avec ce 21 figé à la place du calcul. Rien ne prévient, jamais.

  2. 02

    Une version par personne

    Cinq intervenants, cinq fichiers, cinq boîtes mail. Le manager reçoit des pièces jointes du même nom, dont deux brouillons. Rassembler cinq classeurs prend plus de temps que de les remplir.

  3. 03

    La mise en page qui saute

    Le tableau tient à l’écran et déborde sur deux pages à l’impression. Une colonne passe seule sur la seconde. Le document qui arrive chez le client n’est pas celui qui a été rempli, et c’est celui-là qu’il signe.

  4. 04

    L’absence de cadre de signature

    Il faut imprimer, signer, scanner et renvoyer, soit quatre gestes et deux appareils pour une signature. Beaucoup d’équipes renoncent et envoient une capture d’écran, qui ne prouve rien.

  5. 05

    Un fichier qui voyage

    Un compte rendu porte des noms, des clients, des missions et des arrêts maladie. Ce classeur finit dans une pièce jointe, un partage d’équipe, une sauvegarde. Personne ne sait plus combien de copies existent.

Le tableur ne casse pas sur le calcul. Il casse sur la collecte, l’impression et la signature.

Aucun des cinq n’est un problème de formule. Excel additionne sans erreur. Ce qu’un classeur ne sait pas faire, c’est circuler entre quatre personnes, sortir dans une mise en page stable et porter deux signatures datées. C’est exactement ce qu’un compte rendu doit faire, comme le montre le circuit complet du CRA en société de conseil.

Quand le tableur suffit, et quand il ne suffit plus

Il suffit encore

  • Une seule personne rend son mois à un seul client.
  • Le client accepte un tableau imprimé et signé à la main.
  • Personne d’autre n’a besoin d’ouvrir le fichier ni de le corriger.
  • La mission tient sur quelques mois, donc la table de fériés n’a pas le temps de vieillir.

Il ne suffit plus

  • Trois intervenants ou plus, donc trois fichiers à relancer et à rassembler.
  • Un client qui conteste une journée et réclame une pièce signée des deux côtés.
  • Une facturation qui attend le document, donc un encaissement qui dépend d’une pièce jointe.
  • Des motifs d’absence sensibles qui circulent en clair dans des boîtes mail.

Le passage ne demande ni projet ni budget. Le générateur de CRA de ByUsage ouvre le mois en cours, ses fériés déjà posés, Pâques comprise. Vous n’avez plus de formule à écrire, ni de classeur à réparer le jour où quelqu’un insère une ligne au milieu. Ce qu’il faut exiger d’un outil, quel qu’il soit, tient dans les six fonctions d’un logiciel de CRA à vérifier en démonstration. Si c’est la mise en page qui vous a fait fuir le tableur, le CRA sous Word échange le calcul contre une belle page, ce qui règle un problème et en ouvre quatre.

Questions fréquentes

Comment faire un CRA sur Excel ?
Il vous faut une colonne de dates générée depuis le premier jour du mois, une colonne JOURSEM pour écarter les week-ends, une plage nommée pour les jours fériés, une colonne de quantité par nature de journée et des totaux avec SOMME.SI. La grille se monte en une heure, puis les fériés se reprennent chaque année.
Quelle formule calcule les jours ouvrés d’un mois ?
C’est NB.JOURS.OUVRES.INTL, avec la date de début, la date de fin, le code 1 pour un week-end samedi et dimanche, et une plage de jours fériés. NB.JOURS.OUVRES fait la même chose, mais ne permet pas de changer les jours de week-end.
Excel calcule-t-il la date de Pâques ?
Non, aucune fonction native ne la donne. Une formule répandue la retrouve à partir de l’année, mais elle se trompe en 2049 et en 2076. C’est pourquoi la plupart des modèles portent une table de fériés saisie à la main, valable l’année où quelqu’un l’a écrite.
Un modèle de CRA Excel gratuit suffit-il ?
Pour une personne seule qui rend un mois à un client, oui. Cela change à trois intervenants, quand la collecte coûte plus que le remplissage. Cela change aussi le premier mois où un client conteste une journée et demande un document signé.

Le compte rendu d’activité, en trente secondes.

Sheet est gratuit et sans compte. Le mois est déjà ouvert, ses jours ouvrés déjà comptés. Vous remplissez, vous téléchargez.