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Le CRA en ESN, du mois rempli à la facture envoyée.

En ESN, l’un remplit le CRA, l’autre le signe, un troisième relance. Le compte rendu d’activité déclenche tout le cycle de facturation, et le moindre retard le bloque.

5 min de lecture

Dans une ESN, une société qui place ses consultants chez des clients, le compte rendu d’activité ouvre la facturation. Chaque jour perdu à le rendre ou à le faire signer décale une facture.

C’est aussi une pièce fragile. Elle passe entre des personnes qui ne travaillent pas dans le même bâtiment, n’ont pas le même agenda, et n’ont aucune raison d’en faire leur priorité. Voici le circuit réel, et les endroits où il se bloque.

Ce que le CRA déclenche

  • La facture client

    Rien ne part sans le document signé

  • Le chiffre d’affaires du mois

    Il cesse d’être une prévision

  • Le suivi de la mission

    Les jours consommés se comparent aux jours vendus

  • La paie variable

    Elle reprend astreintes, déplacements et heures en plus

Le cycle de facturation d’une ESN, poste par poste

  1. Dernier jour ouvréL’intervenantIl pose son mois, jour par jour, et signe. Lui seul connaît ses journées, et personne ne les reconstitue sans erreur.
  2. Jour 1Le managerIl rassemble les mois de l’équipe, vérifie les écarts avec les jours ouvrés et relance ceux qui manquent.
  3. Jours 2 à 5Le clientIl relit et signe, sur un portail fournisseur, par courriel ou en main propre. C’est la seule étape qui a lieu hors de votre entreprise.
  4. Jours 5 à 10L’administration des ventesElle rapproche le compte rendu signé du bon de commande, puis produit et envoie la facture.

Les quatre endroits où le circuit se bloque

Le mois qui arrive en retard

Une facture partie le 12 au lieu du 3 décale l’encaissement d’autant. Le délai de paiement convenu court à partir de son émission. Sur un mois de vingt jours facturés, chaque semaine de retard bloque plusieurs milliers d’euros de travail déjà fait.

Le format que le client refuse

Certains clients imposent leur modèle, d’autres acceptent le vôtre. Dans les deux cas, ce qui bloque est la lisibilité. Une colonne coupée à l’impression ou un total introuvable suffit à renvoyer le document.

La signature qui traîne

Le responsable client est en déplacement, le portail demande un compte, la personne habilitée a changé. Une page propre et datée se signe pendant une réunion. Un tableur de trois onglets attend le retour de vacances.

Les cinq fichiers du manager

Cinq intervenants, cinq fichiers, cinq relances, cinq vérifications. Le manager refait ce tour chaque mois avant de pouvoir facturer.

Un compte rendu d’activité coûte peu à remplir. Il coûte cher à collecter, à relancer et à faire signer.

Le choix d’un logiciel de CRA, générateur, module ou logiciel complet, se joue donc sur le circuit, pas sur la liste des fonctions. Un module d’ERP ou un logiciel de gestion complet demande un compte par intervenant, une formation, un paramétrage et une licence. Et le client, qui doit signer, n’a toujours pas de compte.

Ce qui raccourcit le circuit tient en trois points. Le document se remplit sans compte, sur n’importe quel appareil, et la méthode pour remplir un CRA s’apprend en une lecture. Il circule sans pièce jointe ni portail, par un lien que l’intervenant ouvre et vous renvoie. Il sort en PDF d’une page, que le client signe sans créer de compte, avec les six blocs d’un bon modèle de CRA.

Le reste, facturation, suivi par tâche, notes de frais, relève d’autres outils. Les empiler dans le même produit allonge chaque mois le temps de rendre un document qui passe entre quatre mains.

Ce que le document prouve, en régie et au forfait

Le rôle du compte rendu change avec le contrat. En régie, le client paie chaque jour passé, et le document fixe le montant facturé. C’est pourquoi le client en vérifie chaque demi-journée avant le passage du CRA à la facture. Il en va de même pour un freelance en sous-traitance, dont le compte rendu déclenche deux factures.

Au forfait, le prix est fixé d’avance et le compte rendu ne détermine pas la facture. Il reste utile, car il compare les jours réellement passés aux jours vendus. C’est lui qui montre, en fin de projet, qu’un forfait de quarante jours en a coûté cinquante-cinq.

Dans les deux cas, le document survit à la mission. Il sert de pièce en cas de contestation. Il alimente le taux d’occupation de chaque consultant. Les contrôles et les audits de sous-traitance le demandent. Il mérite donc un format stable et daté, et c’est pourquoi le PDF l’a emporté sur le tableur.

Le compte rendu d’activité déclare des journées vendues à un client, pas des heures effectuées par un salarié. Il ne sert pas à contrôler le temps de travail. L’employeur tient ce contrôle sur un autre document, avec la même grille, que le forfait annuel en jours rend obligatoire. Mélanger les deux donne un document qui ne sert ni au client ni à l’employeur. Voyez aussi ce qui sépare la feuille de temps du compte rendu.

Le générateur de CRA Sheet tient un onglet par intervenant. Il crée pour chacun un lien qui ne porte que sa fiche, et l’intervenant vous renvoie son mois rempli de la même façon. Il sort un seul PDF, une page par personne. Personne n’ouvre de compte, pas même le client qui signe.

Le compte rendu d’activité, en trente secondes.

Sheet est gratuit et sans compte. Le mois est déjà ouvert, ses jours ouvrés déjà comptés. Vous remplissez, vous téléchargez.